Hôtels interdits aux enfants, vasectomies volontaires, refus militant de la parentalité, rejet du bruit et de la spontanéité enfantine dans les lieux publics… Le mouvement « No Kids », longtemps marginal, s’installe désormais dans le quotidien, jusqu’au cœur des vacances.
Par Christian Flavigny
Pourquoi « fait-on » des enfants (expression d’ailleurs peu délicate) ? Enfanter mêle un égoïsme et un altruisme ; il y a toujours les deux, intriqués. C’est l’équilibre entre les deux qui procure la joie d’avoir ses enfants : le primat à l’un (généralement l’altruisme) crée un déséquilibre, et ceci pour les deux sexes, pour les pères comme pour les mères – même l’équilibre de la joie diffère entre les deux sexes, masculin et féminin.
La part égoïste : l’enfant est un prolongement de soi-même, il concrétise la fragile tentative de s’assurer une immortalité. C’est essentiel : si l’enfant n’est pas un prolongement de soi-même de ses parents, il ne peut pas vivre, il ne peut pas devenir un petit humain, il ne peut pas grandir.
La part égoïste : l’enfant est un prolongement de soi-même, il concrétise la fragile tentative de s’assurer une immortalité. C’est essentiel : si l’enfant n’est pas un prolongement de soi-même de ses parents, il ne peut pas vivre, il ne peut pas devenir un petit humain, il ne peut pas grandir.