L'accouchement sous X lèse-t-il les enfants concernés en les privant d'un "droit à connaître leurs origines personnelles" ? La conviction s'en est développée, que relaie un récent rapport parlementaire de Brigitte Barèges ; mais c'est pourtant inexact.
Certains enfants ainsi venus au monde attribuent à ce protocole la raison d'une souffrance qu'ils éprouvent ; or il n'en est pas la cause. La preuve en est qu'une minorité seule des jeunes ainsi nés clame sa colère, certes bruyamment et de manière démonstrative ; une grande majorité demeure cependant silencieuse, parce qu'elle a dépassé depuis longtemps, au sein de la vie familiale qu'a procuré l'adoption, la question suscitée par l'abandon premier.